Covid-19 : reconfinement, pass sanitaire, plan blanc, vaccination imposée

MARDI 17 AOÛT 10H00

🇫🇷Coronavirus en France

🚨Dernières mesures en France : pass sanitaire étendu à de nouveaux lieux, obligation vaccinale pour les soignants et certains salariés, plan blanc déclenché en Occitanie, en Corse et en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, reconfinement en Guadeloupe, en Guadeloupe et en Martinique, port du masque à nouveau obligatoire dans plusieurs départements. 

🦠La vaccination est accessible à tous les adultes etaux 12-17 ans (vaccin Pfizer ou Moderna). L’injection d’une troisième dose est envisagée “à la rentrée”, “pour les plus âgés et les plus fragiles”, a indiqué Emmanuel Macron, jeudi 5 août. Au 16 août, 39 417 418 personnes ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 58,5 % de la population totale).

📱A partir de cet automne, seuls les tests PCR sur prescription médicale seront remboursés.

🌍 Coronavirus dans le monde : la pandémie a touché plus de 207,87 millions de personnes et fait plus de 4,37 millions de morts. Les pays les plus touchés sont : les Etats-Unis (36,88 millions de cas selon l’Université John Hopkins), l’Inde (32,25 millions de cas) et le Brésil (20,37 millions de cas).

“La crise sanitaire n’est pas derrière nous. Nous allons vivre encore plusieurs mois avec ce virus.”

“Sous l’effet du variant Delta, la situation est plus que délicate, explique le président de la République, Emmanuel Macron, en préambule du conseil de défense sanitaire, mercredi 11 août. Nous avons dépassé les 9 200 hospitalisations, pas encore franchi depuis le mois de juin. On retrouve plusieurs établissements hospitaliers qui sont en train de déprogrammer des soins. En PACA, Occitanie, Corse, les évacuations sanitaires ont repris. Les plans blancs ont été activés.”

Et de poursuivre : “Plus encore, un scénario d’urgence est devant nous en Outre-mer. Sur ces territoires, seules 20 % des personnes de plus de 12 ans sont vaccinées contre 66 % en métropole. La situation est dramatique. Les hôpitaux sont déjà saturés. Nous avons envoyé des militaires, des soignants et des pompiers pour augmenter les capacités”, poursuit-il. Et de conclure : “La crise sanitaire n’est pas derrière nous. Nous allons vivre encore plusieurs mois avec ce virus”. 

  • La Martinique est soumise à un confinement strict depuis le 9 août, pour une durée de trois semaines. Le préfet a annoncé la fermeture des magasins non alimentaires, ainsi que la limitation des déplacements à un kilomètre du domicile. Un confinement plus léger était déjà en place depuis deux semaines. Tout déplacement hors de son lieu de résidence est interdit entre 5h et 19h à l’exception des déplacements pour motifs impérieux.
  • La Guadeloupe, confrontée à une “situation catastrophique” sur le plan de l’épidémie du Covid-19, est reconfinée. Du 13 août au 1er septembre, un couvre-feu s’applique de 19h à 5h du matin. Les déplacements sont limités à 5 km autour du domicile et les commerces non-essentiels vont fermer sur l’île antillaise. 
  • La Réunion est également confinée depuis le 31 juillet, et jusqu’au 31 août. Les déplacements sont limités à 10 km autour de son domicile (5 km le dimanche). Un couvre-feu est également en place de 19h à 5h du matin. 
  • En métropole, si le taux d’incidence d’un département dépasse le seuil de 200 et que les hospitalisations augmentent, “nous ferons porter les restrictions sur les non-vaccinés plutôt que sur tous”, a par ailleurs précisé le président de la République, lundi 12 juillet.

Le plan blanc, désormais activé dans 4 régions métropolitaines

Le plan blanc est inscrit dans la loi depuis 2004. Il permet de faire face à une situation sanitaire exceptionnelle et peut être activé pour une durée minimale de quatre semaines dans les établissements de santé publics comme privés, afin d’assurer la prise en charge d’un nombre très important de patients. 

Ce dispositif permet la mobilisation de personnels supplémentaires en fonction des besoins, de rappeler les soignants sur leurs jours de congés pour garantir la continuité des soins, d’augmenter le nombre de lits en réanimation et en hospitalisation des patients Covid et de déprogrammer certaines opérations qui sont moins prioritaires afin d’organiser l’accueil et la prise en charge d’un afflux massif de patients, détaille l’ARS. 

  • L’Agence régionale de santé de la région Nouvelle-Aquitaine a déclenché le plan blanc dans tous les établissements de santé, mardi 10 août. 
  • L’Agence régionale de santé de la région Occitanie a déclenché le plan blanc, jeudi 5 août. 
  • L’Agence régionale de santé de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a activé le plan blanc, mercredi 4 août. 
  • L’Agence régionale de santé de Corse a été la première à déclencher le plan blanc, mardi 3 août.

Le pass sanitaire étendu à certains centres commerciaux, aux bars, aux restaurants

Le pass sanitaire “Activités” est en vigueur depuis le 21 juillet dans les lieux de loisirs et de culture en France. Son utilisation a été étendue, lundi 9 août, à de nombreux lieux et activités de la vie quotidienne : bars, cafés, restaurants, établissements de santé (sauf urgence), maisons de retraite, foires et salons professionnels, trajets longue distance (en train, avion ou bus). La présentation du pass devient obligatoire pour les 18 ans et plus, quel que soit l’effectif accueilli. Elle deviendra obligatoire pour le 12-17 ans à partir du 30 septembre.

Depuis lundi 16 août, plus d’une centaine de centres commerciaux et magasins sont également soumis au pass sanitaire, suite à des décisions préfectorales, dans les départements où l’incidence dépasse les 200 pour 100 000 habitants. A Paris, où ce seuil n’est pas dépassé, la préfecture de police a tout de même instauré le pass sanitaire dans huit grands magasins et centres commerciaux.

Les responsables des établissements concernés sont chargés de contrôler la conformité du pass sanitaire qui peut contenir :

  • un test PCR ou antigénique négatif,
  • un autotest réalisé sous la supervision d’un professionnel de santé (annonce Olivier Véran, 8 août), 
  • un justificatif de vaccination (obtenu via un QR code, dix jours après la dernière injection),
  • ou un test PCR positif datant de plus de deux semaines et de moins de six mois (qui atteste que vous avez déjà eu la Covid-19 et avez développé des anticorps contre ce dernier).

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Quelles mesures pour lutter contre la propagation du virus ?

  • Le port du masque est à nouveau obligatoire dans les lieux publics clos, même là où le pass sanitaire est également obligatoire, et ce dans les départements où le taux d’incidence dépasse 200 pour 100 000 habitants.
  • Le gouvernement souhaite que le pass sanitaire devienne obligatoire dans les centres commerciaux de plus de 20 000 m², également dans les départements au taux d’incidence de 200. La demande a été transmise aux préfets.
  • Renforcement du dépistage aux frontières : “100 % des voyageurs seront désormais contrôlés par des tests”, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.
  • Une campagne de rappel de vaccination pour les premières personnes vaccinées en janvier et février débutera mi-septembre. La prise de rendez-vous doit être ouverte dès la fin août.
  • Des campagnes de vaccination “spécifiques” seront déployées auprès de tous les collégiens, lycéens et étudiants du pays à la rentrée. 
  • Vaccination obligatoire pour les personnels soignants et non soignants des hôpitaux, cliniques, Ehpads et maisons de retraite, ainsi que pour les professionnels et bénévoles auprès des personnes âgées, y compris à domicile. Toutes les personnes concernées auront jusqu’au 15 septembre pour se faire vacciner.  À partir de cette date, les non-vaccinés “ne pourront plus travailler et ne seront plus payés”, a précisé le ministre de la Santé, Olivier Véran, sur LCI. “Les employeurs seront chargés de contrôler”, a encore détaillé Gabriel Attal, invité d’Europe 1, mardi 13 juillet. Ainsi, “pour un soignant travaillant dans un établissement hospitalier, c’est la direction de l’hôpital. Pour un professionnel de santé libéral, c’est l’Agence régionale de santé, la Caisse primaire d’Assurance maladie”. 
    La Conseil d’Etat a approuvé cette mesure, lundi 19 juillet, en se fondant sur la protection de la santé comme liberté fondamentale s’imposant en temps de crise. Il conseille même d’élargir l’obligation à toutes les personnes prodiguant des soins aux personnes. Le juge administratif s’appuie sur la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), qui laisse une grande marge de manœuvre aux États.
  • Pour inciter la population à se faire vacciner plutôt qu’à multiplier les tests PCR ou antigéniques, Emmanuel Macron a également annoncé que ces derniers “seront rendus payants”, mi-octobre, s’ils ne sont pas réalisés sur prescription médicale. “Le meilleur moyen de lutter contre l’épidémie ce n’est pas de se tester tous jours ou tous les trois jours alors qu’on a maintenant un moyen qui est la vaccination beaucoup plus efficace”, a insisté la cheffe du service des maladies infectieuses de l’hôpital Saint-Antoine, Karine Lacombe, au micro de Franceinfo, jeudi 12 août. Et d’ajouter : “les tests deviennent payants mais en même temps on a trois mois pour compléter son schéma vaccinal donc je ne pense pas que ce soit une mesure discriminatoire”.

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Bilan en France : combien de nouveaux cas ? Quels effets sur la santé mentale ?

La France est le pays le plus touché en Europe, selon l’Université John Hopkins. Le dernier bilan quotidien de Santé Publique France (16 août) :  

  • 6 476 864 cas confirmés de Covid-19 ont été identifiés depuis le début de l’épidémie (+ 5 869 cas identifiés au cours des dernières 24h, 21 172 la veille).
  • 5 324 patients ont été hospitalisés pour Covid-19 au cours des 7 derniers jours. 
  • 112 798 personnes sont décédées depuis le début de l’épidémie, dont 86 257 à l’hôpital (97 personnes sont décédées au cours des dernières 24h).

Au niveau national, 158 396 nouveaux cas ont été confirmés en semaine 31, du 2 au 8 août 2021, contre 151 940 la semaine précédente. “La circulation du SARS-CoV-2 reste intense sur le territoire national avec toujours plus de 22 000 cas en moyenne diagnostiqués par jour“, indique Santé publique France dans son dernier bilan hebdomadaire (12 août). “Toutefois, l’augmentation du nombre de nouveaux cas était très modérée en métropole en semaine 31. Les taux d’incidence restaient les plus élevés chez les 10-39 ans et l’augmentation par rapport à la semaine précédente concernait principalement les 40 ans et plus, traduisant la diffusion de l’épidémie des personnes les plus jeunes vers les plus âgées. Le retentissement hospitalier de cette quatrième vague épidémique se poursuit avec cependant une augmentation moins marquée que les semaines précédentes des nouvelles hospitalisations et admissions en soins critiques. En Outre-mer, la situation est très préoccupante en Guadeloupe et en Martinique. Les données de suivi des contacts indiquent une moins bonne identification des personnes-contacts et des chaînes de transmission en cette période estivale “, alerte l’organisme. 

  • Au niveau national, le taux d’incidence était de 236 / 100 000 habitants avec une augmentation plus modérée (+4 %) qui se traduit par un nombre de reproduction en baisse (1,07 vs 1,27 en S30). Le taux le plus élevé concernait toujours les 20-29 ans (505, -13 %) et l’augmentation était observée plus particulièrement chez les 40 ans et plus. 
  • Le taux de dépistage incluant tests antigéniques et PCR (autotests exclus) restait élevé à 5 473 / 100 000 habitants, stable en S31.
  • Le taux de positivité était comparable à celui de S30 : 4,3 %, soit +0,1 point.

En France métropolitaine, le taux d’incidence a continué d’augmenter dans toutes les régions, à l’exception de l’Île-de-France et de la Nouvelle-Aquitaine où il s’est stabilisé. Les taux d’incidence étaient les plus élevés en Corse (659 / 100 000, +31 %), Provence-Alpes-Côte d’Azur (573 / 100 000, +38 %) et Occitanie (422 / 100 000, +14 %). Les taux d’hospitalisation par date d’admission étaient en augmentation dans la majorité des régions et étaient les plus élevés en Corse (16,6 / 100 000), Provence-Alpes-Côte d’Azur (10,4 / 100 000) et Occitanie (7,6 / 100 000).

En Outre-mer, le taux d’incidence le plus élevé était observé en Martinique (1 085 / 100 000, +7 %) et était en forte progression en Guadeloupe (854 / 100 000, +160 %). Le taux d’incidence restait élevé à La Réunion (394 / 100 000, +22 %) et en Guyane (208 / 100 000, -15 %). Les taux d’hospitalisation par date d’admission étaient les plus élevés et en progression en Martinique (51,9 / 100 000, +46 %) et en Guadeloupe (22,4 / 100 000, +79 %).

Évolution des taux d’incidence et de dépistage par semaine, avec ou sans correction pour l’effet des jours fériés depuis la semaine 23-2020, France (données au 04 août 2021)
© Santé publique France

Hausse des états dépressifs et anxieux

Près d’une trentaine de vagues d’enquête ont été menées depuis un an dans le cadre du dispositif CoviPrev mis en place par Santé publique France. Elles attestent de la dégradation de la santé mentale des Français. La situation semble toutefois s’améliorer depuis la fin mai. En vague 25 (21-28 juin 2021), pour la deuxième fois consécutive, une diminution significative des états dépressifs déclarés était observée (-4 points par rapport à la vague précédente). On observe aussi une diminution significative des états anxieux (-3 points entre le 7 et le 28 juin).

Les prévalences des états anxieux et dépressifs, des problèmes de sommeil et des pensées suicidaires restent néanmoins supérieures à celles observées hors épidémie (Baromètre santé 2017) et le niveau de satisfaction de vie inférieur. Au total, 26% des personnes interrogées déclarent présenter un état anxieux ou dépressif.

La santé mentale des jeunes de moins de 18 ans s’est également dégradée depuis le premier confinement. Dans un communiqué paru le 11 juin 2021, Santé publique France rapporte depuis le début de l’année 2021 : 

  • une augmentation des passages aux urgences pour troubles de l’humeur (incluant les troubles dépressifs) ;
  • une augmentation marquée des passages aux urgences pour geste suicidaire et idées suicidaires ;
  • dans une moindre mesure, une hausse des passages pour troubles alimentaires

Le “forfait psy”, qui permet le remboursement de dix séances chez un psychologue pour les enfants et adolescents affectés par l’épidémie est opérationnel depuis le 17 juin. Ce forfait s’adresse aux 3-17 ans “souffrant de troubles psychiques légers à modérés”, précise la direction de la sécurité sociale dans un communiqué. Il doit notamment permettre de repérer les enfants qui présentent des troubles sévères du comportement ou des risques suicidaires. Son accessibilité est cependant décriée par les psychologues : les jeunes doivent disposer d’une ordonnance (de leur généraliste, d’un pédiatre, d’un médecin scolaire, d’un médecin de PMI ou encore d’un médecin hospitalier) délivrée avant le 31 octobre 2021. Les parents peuvent ensuite choisir un psychologue participant sur le site PsyEnfantAdo.sante.gouv.fr. Les séances doivent être réalisées avant le 31 janvier 2022. 

Si vous en ressentez le besoin, il existe plusieurs dispositifs d’aide :

  • Le numéro vert 0 800 130 000 mis en place par le gouvernement (appel gratuit, 7j/7, 24h/24). 
  • Le site Psycom.org, qui propose plusieurs pistes pour comprendre et préserver sa santé mentale par ces temps d’épidémie. 
  • Fil Santé Jeunes, un site à destination des jeunes de 12 à 25 ans, qui propose aussi une ligne d’écoute (0 800 235 236, accessible 7j/7, de 9h à 23h, anonyme et gratuit).

Carte du Coronavirus en France : nombre de cas, d’hospitalisations et de décès en temps réel

Les indicateurs de suivi de l’épidémie de Covid-19 par région, sont disponibles sur le site GEODES (Géo données en santé publique).

Combien de personnes sont touchées par la Covid-19 dans le monde ?

Au 17 août, selon les données en temps réel de l’université Johns Hopkins, plus de 207,87 millions de cas confirmés ont été recensés à travers le monde et 4,37 millions de personnes sont décédées. Les pays les plus touchés sont : les Etats-Unis (36,88 millions de cas), l’Inde (32,25 millions de cas), le Brésil (20,37 millions de cas), la Russie (6,53 millions de cas),  la France (6,47 millions de cas), le Royaume-Uni (6,32 millions de cas), la Turquie (6,09 millions de cas), l’Argentine (5,08 millions de cas) et la Colombie (4,87 millions de cas).

En Europe, plus de la moitié des adultes sont désormais complètement vaccinés (54,7 %), selon la Commission européenne. Et plus de deux tiers des adultes ont déjà reçu leur première dose, alors que la Commission a fixé un objectif de 70 % d’adultes vaccinés dans le courant de l’été.  “Nous sommes maintenant parmi les régions du monde qui ont vacciné le plus. Mais il est important que ces progrès soient répartis de manière plus équilibrée pour qu’il n’y ait pas des îlots où le virus puisse se propager et muter“, a indiqué la porte-parole de la Commission, Dana Spinant, lors d’un point de presse, jeudi 22 juillet.

Pour suivre l’évolution en temps réel de l’épidémie : consulter la carte interactive alimentée par l’Université John Hopkins.

Vaccins anti-covid-19 : obligation pour les soignants, organisation de la campagne vaccinale

La vaccination est gratuite et accessible à tous les adultes depuis le 31 mai 2021 et aux 12-18 ans depuis le 15 juin. Le 12 juillet, Emmanuel Macron a annoncé la vaccination obligatoire pour les personnels soignants et non soignants des hôpitaux, cliniques, Ehpad et maisons de retraite, ainsi que pour les professionnels et bénévoles auprès des personnes âgées, y compris à domicile. Le Conseil scientifique, mais aussi les Académies nationales de médecine et de pharmacie s’étaient prononcées en sa faveur. 

Quatre vaccins sont autorisés en France : deux vaccins à ARN (Pfizer / BioNTech et Moderna) et, pour les plus de 55 ans, deux vaccins à protéines virales (Johnson & Johnson et AstraZeneca/Oxford). Au 15 août, 46 315 788 personnes ont reçu au moins une injection (soit 68,7 % de la population totale) et  39 091 171 personnes ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 58 % de la population totale). Une campagne vaccinale de rappel sera mise en place à la rentrée 2021. Les personnes âgées et fragiles pourront recevoir une troisième dose de vaccin, a indiqué Emmanuel Macron, jeudi 5 août.

Quels vaccins pour qui ? Où se faire vacciner ? Comment prendre rendez-vous ? Ces différents sérums sont-ils tous aussi efficace ? Pour combien de temps ? Quels sont les risques d’effets secondaires ? Toutes les réponses dans notre article dédié aux vaccins contre la Covid-19 ⤵️

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qui peut être vacciné à partir du 15 juin ?

© ministère des Solidarités et de la Santé

Qu’est-ce qu’un coronavirus ? que sait-on de ses variants ?

Les coronavirus doivent leur nom à la forme de couronne qu’ont les protéines qui les enrobent. Ils font partie d’une vaste famille de virus dont certains infectent différents animaux, d’autres l’Homme. Les coronavirus sont susceptibles d’être à l’origine d’un large éventail de maladies. Chez l’Homme, ces maladies vont du rhume banal à une infection pulmonaire sévère, responsable d’une détresse respiratoire aiguë.

Les coronavirus à l’origine d’épidémies mortelles

Deux épidémies mortelles sont déjà survenues au 21e siècle, impliquant des coronavirus émergents, hébergés par des animaux et soudain transmis à l’Homme :

  • le SARS-CoV-1 (2002-2003), ou coronavirus à l’origine d’un syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), apparu en Chine : plus de 8 000 cas ont été recensés dans 30 pays et 774 personnes sont décédées (soit près de 10 % de mortalité).
  • le MERS-CoV (2012-2013), ou coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient, ainsi appelé car il a été détecté pour la première fois en Arabie Saoudite. 1 589 cas et 567 décès dans 26 pays ont été enregistrés (soit un taux de mortalité d’environ 30%).

La troisième épidémie mortelle est celle liée au SARS-CoV-2 (Severe Acute Respiratory Syndrome-related CoronaVirus-2) apparu en Chine en décembre 2019. Les premiers cas recensés sont des personnes s’étant rendues sur un marché local, à Wuhan (province de Hubei). Sur le plan virologique, le SARS-CoV-2 est très proche du SARS-CoV, c’est pourquoi il a été placé dans la même espèce de coronavirus (suivi du chiffre 2 pour le distinguer du précédent).

À quoi ressemble le SARS-CoV-2 ? 

À quoi ressemble le sars-cov-2 ?

© Pr Agnès Gautheret, membre de la commission technique des vaccinations de la Haute Autorité de Santé

Le SARS-CoV-2 et ses variants

Plus de 10 000 mutations du SARS-CoV-2 ont été identifiées depuis le début de la pandémie. “Le plus souvent, il s’agit de la modification d’un seul nucléotide, mais des délétions de gènes sont aussi rapportées”, indique l’Inserm sur son site. Les coronavirus sont en effet connus pour muter facilement en raison des erreurs générées au niveau de leur génome lorsqu’ils se multiplient.

Le comité d’urgence de l’OMS a mis en garde, jeudi 15 juillet contre la “forte probabilité” que de nouveaux variants du coronavirus, “possiblement plus dangereux”, émergent prochainement. À ce jour, cinq variants “préoccupants” (en raison de leur transmissibilité augmentée et/ou d’un risque d’échappement à la réponse immunitaire) circulent en France. Trois d’entre eux, les variants 20I/501Y.V1 (variant anglais – ou Alpha), 20H/501Y.V2 (variant sud-africain – ou Beta) et 20J/501Y.V3 (variant brésilien – ou Gamma), circulent depuis le début de l’année 2021. Le quatrième (20I/484K ou 20I/484Q selon le type de mutation), a émergé au Royaume-Uni début 2021, il était peu détecté en France jusqu’à la mi-mars. 

Le variant Delta (lignage 20A/452R), initialement détecté en Inde en décembre 2020, est considéré comme préoccupant depuis le 11 mai par l’OMS et le 12 mai 2021 par la France. Il se répand à très grande vitesse et provoque une forte résurgence de l’épidémie. Il est actuellement majoritaire sur le territoire métropolitain, représentant 98,1 % des séquences interprétables de l’enquête Flash #17 du 27 juillet en métropole (vs 95,3% pour Flash #16 le 20 juillet) (dernier bilan hebdomadaire de Santé publique France, 12 août).

Ces variants sont-ils vraiment plus contagieux que le coronavirus classique ? Plus dangereux ? Peut-on être contaminé par deux variants ? Quid des autres variants découverts en France ? Comment freiner leur propagation ? Toutes les réponses dans notre article dédié ⤵️

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Un nouveau coronavirus proche du SARS-CoV-2 découvert chez des chauves-souris britanniques

Outre le SARS-CoV-2 et ses variants, la pandémie de Covid-19 a incité de nombreuses équipes scientifiques à rechercher la présence d’autres coronavirus « voisins » déjà présents chez des animaux, et à déterminer si ces derniers peuvent menacer la santé humaine. Des chercheurs de l’Université d’East Anglia viennent de découvrir au Royaume-Uni un nouveau virus appartenant à un sous-groupe de coronavirus appelé « sarbecovirus ».

Leur étude publiée dans la revue « Scientific Reports » indique que ce dernier est proche à la fois du SARS-CoV-2 (responsable de la pandémie actuelle) et du SARS-CoV (responsable de l’épidémie initiale de SRAS de 2003). L’animal « hôte » est la chauve-souris fer à cheval présente notamment en Europe, Afrique, Asie et Australie. Les chercheurs ont collecté des échantillons de matières fécales de plus de 50 chauves-souris fer à cheval dans le Somerset, le Gloucestershire et le Pays de Galles et les ont envoyés pour analyse virale.

Le séquençage du génome a permis de découvrir ce nouveau coronavirus dans l’un des échantillons, que l’équipe a nommé « RhGB01 » et dont la protéine « S » est identique à 77% à celle du SARS-CoV-2 et à 81% à celle du SARS-CoV. « C’est la première fois qu’un sarbécovirus est découvert chez une chauve-souris fer à cheval et le premier à être découvert au Royaume-Uni. », note l’équipe scientifique qui précise que ces chauves-souris devaient héberger ce virus depuis plusieurs milliers d’années. L’étude indique qu’il est peu susceptible de présenter un risque direct pour l’Homme à moins qu’il ne mute, par exemple si un humain infecté par le Covid-19 le transmet à une chauve-souris infectée par le RhGB01.

« Ce virus n’est pas une menace car le domaine de liaison au récepteur, partie du virus qui se fixe aux cellules hôtes pour les infecter, n’est pas compatible avec la capacité d’infecter les cellules humaines. », expliquent les chercheurs. Mais le problème est que toute chauve-souris hébergeant un coronavirus de type SRAS peut provoquer une opportunité de recombinaison génétique. « Si une chauve-souris infectée par le RhGB01 était infectée par le SARS-CoV-2, il y a un risque que ces virus s’hybrident et qu’un nouveau virus émerge et infecte les gens. », concluent-ils.

Les coronavirus sont d’origine animale : une espèce “réservoir” héberge un virus sans être malade et le transmet à une autre espèce, qui le transmet ensuite à l’homme. Dans les cas du SARS-CoV et du MERS-CoV, l’animal réservoir était la chauve-souris. Comme l’explique l’Inserm, “le virus est asymptomatique chez cet animal. Un hôte intermédiaire est donc nécessaire à la transmission de ces virus à l’Homme : la civette palmiste masquée pour le SARS-CoV et le dromadaire pour le MERS-CoV”.

En ce qui concerne le SARS-CoV-2, le réservoir pourrait également être la chauve-souris. Le  pangolin, un petit mammifère à écailles en voie d’extinction, pourrait être le chaînon manquant, mais aucune étde n’a pour l’instant permis de confirmer cette piste..

Quant à l‘hypothèse d’un incident de laboratoire, elle est “extrêmement improbable” selon les conclusions de l’étude conjointe des experts de l’OMS et chinois, publiées en mars 2021. Ces derniers estiment, en revanche,  que la transmission à l’homme par un animal intermédiaire est une hypothèse “probable à très probable”.

Comment le coronavirus se propage dans l’air ? 

Les coronavirus se transmettent non seulement de l’animal à l’Homme, mais aussi d’Homme à Homme. La maladie Covid-19 (due au SARS-CoV-2) se transmet par les postillons (gouttelettes de salive) projetés en toussant, en éternuant, mais aussi en parlant ou en criant. Il faut donc des contacts étroits et prolongés pour la transmettre, ou avoir eu un contact à moins de 1 mètre de la personne, en l’absence de mesures de protection efficaces.

La toux, les éternuements et même la respiration génèrent des aérosols (petites gouttelettes liquides,10 fois plus petites que la largeur des cheveux humains) qui peuvent se propager dans l’air sur diverses distances, et dans certains cas sur plus de deux mètres. Selon l’endroit où l’on se trouve (écoulement de l’air dans la pièce), les gouttelettes peuvent rester en suspension dans l’air pendant des heures. Ce risque de contamination lié à la présence de virus en suspension dans l’air a été reconnu en juillet 2020 par l’Organisation mondiale de la santé. La qualité de l’aération et de la ventilation est un critère important pour réduire ce risque.

Covid-19 : la transmission se ferait majoritairement par les aérosols émis par la parole

Une nouvelle étude scientifique parue le 6 août 2021 dans la revue Clinical Infectious Disease suggère que la transmission du Sars-CoV-2 se ferait majoritairement par les aérosols que l’on émet en parlant ou en chantant. 

Les chercheurs de Singapour ont ici mené des expériences auprès de 22 patients testés positifs au Covid-19, et admis au Centre national des maladies infectieuses (NCID) de Singapour, entre février et avril 2021. Les participants devaient effectuer trois activités expiratoires distinctes le même jour, à savoir 30 minutes de respiration, 15 minutes de conversation sous forme de lecture à haute voix de passages d’un livre pour enfants, et 15 minutes de chants différents, avec du repos entre les activités. Ces trois activités ont été effectuées à l’aide d’un équipement de collecte des particules expirées.

En tout, treize participants (59 %) ont émis des niveaux détectables d’ARN du Sars-CoV-2 dans les aérosols respiratoires, dont 3 patients asymptomatiques et 1 présymptomatique. Les aérosols fins (moins de 5 micromètres) générés par la parole ou le chant ont contenu plus de particules virales que les aérosols de plus de 5 micromètres. 

Nous avons observé que les patients Covid-19 qui sont aux premiers stades de la maladie sont susceptibles de perdre des niveaux détectables d’ARN du SRAS-CoV-2 dans les aérosols respiratoires. Cependant, l’émission de virus variait beaucoup d’une personne à l’autre. Certains patients ont étonnamment libéré plus de virus en parlant qu’en chantant”, a déclaré la co-responsable du projet, le Dr Kristen Coleman de la Duke-NUS Medical School de Singapour, dans un communiqué.

Pour les auteurs de l’étude, ces résultats indiquent que les aérosols émis par la parole ou le chant jouent un rôle majeur dans la transmission du virus, et démontrent l’importance de maintenir plusieurs gestes barrière, tels que le port du masque couplé à la distanciation, à la filtration de l’air et à la ventilation des pièces. Ces mesures doivent notamment être renforcées lors de concerts, pour éviter que les chanteurs ne contaminent le public.

Une transmission aussi par l’environnement

Évitez de vous toucher les yeux, le nez ou la bouche (portes d’entrée possibles du virus dans votre organisme) avec des mains sales. Ce facteur de transmission par contact des mains avec des surfaces infectées par le coronavirus (transmission manuportée) reste toutefois minime par rapport à la transmission par aérosols, selon les dernières études.

Combien de temps reste-t-on contagieux ? 

La durée de contagiosité ne semble pas fixe. Selon l’Institut Pasteur, un patient peut aussi être contagieux 2 jours avant le début des symptômes. Selon une étude anglaise publiée en novembre 2020 dans la revue The Lancet, les patients seraient surtout contagieux dans les 5 premiers jours suivant l’apparition des symptômes. Cette durée peut s’étendre jusqu’à dix jours, ou plus, selon les cas.

Les animaux domestiques et de compagnie peuvent-ils transmettre le coronavirus ? 

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) indique, dans un avis publié le 19 novembre 2020, que “les animaux domestiques et les animaux sauvages ne jouent aucun rôle épidémiologique dans le maintien et la propagation du SARS-CoV-2 en France, où la diffusion du virus est aujourd’hui le résultat d’une transmission interhumaine par voie respiratoire”. “Certaines situations particulières, comme une forte concentration d’animaux réceptifs au SARS-CoV-2, appellent toutefois à la vigilance pour ne pas constituer, à l’avenir, un réservoir animal favorable à la propagation du virus”, prévient-elle. 

Concernant les animaux de compagnie, l’Agence recommande aux personnes touchées par la Covid-19 de respecter les gestes barrières afin de limiter les risques d’infection de l’Homme à l’animal, sans pour autant compromettre leur bien-être.

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Comme pour toute maladie respiratoire virale, l’adoption des gestes barrières par l’ensemble de la population est indispensable pour réduire le risque de contamination. Pensez à : 

  • vous laver fréquemment les mains avec du savon ou du gel hydroalcoolique, 
  • éternuer et tousser dans votre coude,
  • utiliser des mouchoirs à usage unique,
  • conserver une distance de sécurité d’1 à 2 mètres avec autrui, 
  • ne pas serrer la main, ne pas faire la bise pour dire bonjour…

A l’intérieur du domicile, les surfaces manipulées très souvent comme les poignées de portes, mais aussi les télécommandes, doivent être régulièrement désinfectées.

Le port du masque, obligatoire dans les lieux publics clos

Le port du masque reste obligatoire dans les lieux publics clos ou recevant du public (incluant restaurants…), au travail dans tous les espaces clos et partagés (open spaces, ascenseurs, couloirs…) et à l’école pour les enfants dès l’âge de 6 ans.

Il n’est plus obligatoire en extérieur depuis le 17 juin, excepté dans les lieux bondés ou la distanciation physique ne peut pas être respectée (files d’attente, marchés, stades sportifs, etc). Toutefois, de nombreux départements ont recommencé à l’imposer dans le courant du mois de juillet. 

Il existe plusieurs types de masques : en tissu, chirurgical, FFP2…  Quels masques pour quelle efficacité ? Comment bien les utiliser ? Dans quels cas peuvent-ils être gratuits ? Que penser des masques “faits maison” ? Toutes les réponses dans notre article dédié aux masques de protection contre la Covid-19 ⤵️

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Quid des visières et des gants ?

Les  visières de protection qui couvrent entièrement le visage protègent des très grosses gouttelettes infectieuses émises après qu’une personne en face de vous a toussé. Mais elles ne protègent pas des particules qui peuvent rester en suspension dans l’air. Les gants jetables peuvent être une fausse bonne idée : là aussi, il faut être vigilant dans la manière de les porter et de les enlever.

Gestes barrières fin d'année

© ministère des Solidarités et de la Santé

Quelles recommandations pour les personnes vaccinées contre la Covid-19 ?

Dans un avis rendu dimanche 25 avril 2021, le Haut conseil de la santé publique (HCSP) encourage les Français à “poursuivre l’application des mesures barrières en cette période, même en étant vaccinés“. 

Il estime cependant que les personnes vaccinées contre la Covid-19 peuvent ôter leur masque “dans un cadre privé familial ou amical en milieu intérieur fermé”, à condition que toutes les personnes réunies aient reçu le vaccin et respectent les gestes barrières. Cette recommandation ne s’applique toutefois pas si l’un des individus présente un facteur de risque de formes graves (âge, comorbidité).

L’instance précise qu’il est aujourd’hui impossible “d’évaluer le risque pour les personnes ayant bénéficié d’un schéma vaccinal complet de contaminer d’autres personnes”. Par ailleurs, “l’incertitude relative à l’impact de la transmission des variants” impose de ne pas relâcher les efforts

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Quels sont les symptômes de la Covid-19 ?

En moyenne, l’apparition des symptômes chez une personne infectée par le virus (période d’incubation) prend cinq à six jours. Cependant, ce délai peut s’étendre jusqu’à quatorze jours, indique l’Organisation mondiale de la Santé. La plupart des malades déclarent des symptômes, mais près d’un quart d’entre eux reste “asymptomatique”. Ces patients peuvent transmettre le virus à leur insu, sans même savoir qu’ils sont malades. Fièvre, toux, fatigue, courbatures… Comment faire la différence entre la Covid-19 et un rhume ou une grippe ? Comment faire la différence entre la Covid-19 et une allergie ? Quels sont les symptômes moins courants qui doivent alerter ? Comment savoir si je souffre d’une forme longue de la Covid-19 ? Quand faut-il appeler les urgences ? Toutes les réponses dans notre article dédié aux symptômes de la Covid-19 ⤵️

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Isolement de 10 jours pour tous les malades

Chaque personne présentant des symptômes du coronavirus doit rester isolée 10 jours à compter de la date de début des symptômes (souche variante ou non). La levée de l’isolement ne peut se tenir que 48h après la disparition des symptômes. Elle n’est pas conditionnée à la réalisation d’un test de contrôle négatif et ce, même en cas de contamination par une souche variante du coronavirus. Les cas contact, eux, doivent systématiquement s’isoler et se faire tester 7 jours après le contact suspect. L’isolement débute à partir du jour du contact avec une personne positive au coronavirus.

Le site maladiecoronavirus.fr mis en ligne par le ministère de la Santé permet aux personnes inquiètes d’évaluer leurs symptômes par le biais d’un test anonyme et gratuit. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a également lancé une plateforme téléphonique anonyme, AlloCOVID , pour informer et assurer un suivi en temps réel de l’épidémie. 

Quelles sont les personnes à risque de développer une forme plus sévère de la maladie ?

Du fait de leur âge, de leur état de santé ou encore de leur terrain génétique, certaines personnes ont plus de risque d’être hospitalisées, voire de décéder suite à une forme grave de l’infection à coronavirus. Qui sont les patient.e.s à “haut risque” ou “très haut risque” face à la Covid-19 ? Peuvent-elles bénéficier d’un arrêt de travail ou du chômage partiel ? Toutes les réponses dans notre article dédié  ⤵️

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Plusieurs types de tests sont disponibles en France. Leur utilisation est complémentaire. Grâce à un prélèvement salivaire, ou par écouvillonnage, certains permettent de savoir si le patient est malade et contagieux à un instant T. D’autres types de tests, réalisés par prélèvement sanguin, permettent de déterminer si le patient a déjà été malade et possède des anticorps protecteurs contre la Covid-19. Des autotests sont aussi disponibles en pharmacie et dans les écoles. 

Quel test de dépistage réaliser en fonction de sa situation ? Quels sont les tests de dépistage remboursés ? Où se faire dépister ? Qu’en est-il des tests de dépistage urinaires ? Toutes les réponses dans notre article dédié aux tests de dépistages du coronavirus SARS-CoV-2 ⤵️

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À savoir : une carte des centres de prélèvement pour réaliser un test virologique est disponible sur le site sante.fr

L’application “TousAntiCovd” pour informer ses proches 

L’application “TousAntiCovid” (qui remplace “StopCovid”), permet aux utilisateurs positifs à la Covid-19 de prévenir immédiatement les autres utilisateurs avec qui ils ont a eu des contacts “à risque”. L’anonymat est assuré pour chacun par des crypto-identifiants éphémères. L’application permet aussi de prendre connaissance des indicateurs épidémiologiques actualisés, de cartes interactives des lieux de dépistage, etc. Le QR code y est stocké, y compris hors connexion. L’attestation de déplacement nécessaire dans le cadre du couvre-feu y est également intégrée.

Une nouvelle fonctionnalité, TousAntiCovid-Carnet fait office de pass sanitaire en France depuis le 9 juin. Elle permet de prouver le résultat positif ou négatif d’un test de dépistage du coronavirus, mais aussi de certifier que l’on a été vacciné contre l’infection. Ce service a permis la levée progressive des restrictions de déplacement et la ré-ouverture des structures fermées depuis de nombreux mois (cinémas, restaurants, bars, théâtres et autres lieux culturels, etc). 

Depuis plus d’un an, les scientifiques s’activent pour trouver un traitement capable de lutter contre le coronavirus et prévenir les formes graves de Covid-19. Peu de médicaments efficaces sont sortis du lot, mais de nouvelles pistes (anticorps monoclonaux, hydrogène, vitamine B6…) émergent.

L’Agence nationale de sécurité du médicaments (ANSM) a ainsi autorisé deux médicaments à base d’une combinaison d’anticorps de synthèse (casirivimab/imdevimab, du laboratoire Roche et bamlanivimab/etesevimab, du laboratoire Lilly France) “pour traiter les patients adultes à risque de forme grave de la Covid-19 dès l’apparition des symptômes”, et au plus tard dans les 5 jours.

Peut-on utiliser des anti-inflammatoires non stéroïdiens contre la fièvre ? Comment s’organise la prise en charge de formes modérées à sévères de la maladie ? Peut-on vraiment prévenir l’infection à coronavirus ? Qu’en est-il de l’hydroxychloroquine ? Toutes les réponses dans notre article dédié aux pistes de traitements contre la Covid-19 ⤵️

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➡️ Une page d’information officielle mise en place par le gouvernement est alimentée quotidiennement  www.gouvernement.fr/info-coronavirus

☎️ Un numéro vert est également en place : 0 800 130 000 (appel gratuit avec service de soutien psychologique, 7j/7, 24h/24).

https://newspowers.planethoster.world/2021/08/17/pass-sanitaire-comment-lobtenir-ou-est-il-obligatoire-age-jusque-quand/