Covid-19 : qu’est-ce qu’un cas contact ?

 

L’un de vos proches ou de vos collègues a été testé positif à la Covid-19 et vous craignez à votre tour d’avoir été contaminé ? Quand faut-il s’inquiéter ? Combien de temps faut-il s’isoler ? Quand se faire tester ? Et quel test réaliser ? 

Un cas contact est, comme son nom l’indique, une personne qui a été au contact d’un cas positif à la Covid-19, en l’absence de mesures de protection efficaces pendant toute la durée du contact (distanciation sociale, Hygiaphone®, vitre en plexiglass, port du masque chirurgical, FFP2, ou en tissu de catégorie 1).

Cette définition a évolué suite à l’avis du HCSP, publié le 15 juin 2021 : on fait notamment la différence entre les personnes-contacts à risque qui partagent le domicile du malade, et celles qui ne le partage pas. Par ailleurs, les personnes-contacts ayant un schéma vaccinal complet ne sont plus considérées comme à risque “élevé” de développer la Covid-19 et n’ont plus l’obligation de s’isoler.  Santé Publique France a mis à jour les définitions de cas contacts le 22 juillet 2021. L’organisme distingue : 

Les personnes-contact à risque élevé

Soit, toute personne n’ayant pas reçu un schéma complet de primovaccination (un schéma complet de vaccination, avant des rappels éventuels) OU ayant reçu un schéma complet de primo-vaccination depuis moins de 7 jours (vaccins Cominarty® de Pfizer, Vaxzeria® d’AstraZeneca et Moderna®) ou moins de 4 semaines (vaccin Janssen®) OU atteinte d’une immunodépression grave (avis du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale du 6 avril 2021) ET :

  • ayant eu un contact direct avec un cas confirmé ou probable, en face-à-face, à moins de 2 mètres, quelle que soit la durée (ex. conversation, repas, contact physique). En revanche, des personnes croisées dans l’espace public de manière fugace, même en l’absence de port de masque, sont considérées comme des personnescontacts à risque négligeable, ou ;
  • ayant prodigué ou reçu des actes d’hygiène ou de soins à un cas confirmé ou probable, ou ;
  • ayant partagé un espace intérieur (bureau ou salle de réunion, véhicule personnel, salle de restaurant, …) pendant au moins 15 minutes consécutives ou cumulées sur 24h avec un cas confirmé ou probable ou étant resté en face-à-face avec un cas confirmé ou probable durant plusieurs épisodes de toux ou d’éternuement. 

Les personnes-contact à risque modéré

Soit, toute personne sans immunodépression grave ayant reçu un schéma complet de primo-vaccination depuis au moins 7 jours (vaccins Cominarty® de Pfizer, Vaxzeria® d’AstraZeneca et Moderna®) ou au moins 4 semaines (vaccin Janssen®) ET :

  • ayant eu un contact direct avec un cas confirmé ou probable, en face-à-face, à moins de 2 mètres, quelle que soit la durée (ex. conversation, repas, contact physique). En revanche, des personnes croisées dans l’espace public de manière fugace, même en l’absence de port de masque, sont considérées comme des personnes-contacts à risque négligeable
  • ayant prodigué ou reçu des actes d’hygiène ou de soins à un cas confirmé ou probable,
  • ayant partagé un espace intérieur (bureau ou salle de réunion, véhicule personnel, salle de restaurant, …) pendant au moins 15 minutes consécutives ou cumulées sur 24h avec un cas confirmé ou probable ou étant resté en face-à-face avec un cas durant plusieurs épisodes de toux ou d’éternuement. 

Les personnes-contact à risque négligeable : 

  • Toute personne ayant un antécédent d’infection par le SARS-CoV-2 confirmé par amplification moléculaire (RT-PCR, RT-LAMP), TAG naso-pharyngé ou sérologie datant de moins de 2 mois 3 ;
  • Toutes les autres situations de contact. 

Peut-on être cas contact d’un cas contact ? 

“Les cas contacts de cas contacts ne sont pas des cas contacts”, a souligné le ministre de la Santé, Olivier Véran, le 17 septembre dernier. 

Si l’on a côtoyé un cas contact, il convient de s’informer de l’état de santé de la personne en question et de respecter les gestes barrière. Par précaution, surveiller l’apparition de symptômes. 

Ne sont pas considérés comme mesures de protection efficaces :

  • le port de masques en tissu grand public de catégorie 2 ;
  • le port de masques en tissu “maison” ou de fabrication artisanale ne répondant pas aux normes Afnor ;
  • le port de visières et masques en plastique transparent portés seuls ;
  • l’utilisation de plaque de plexiglas posée sur un comptoir, rideaux en plastique transparent séparant clients et commerçants.

Quand dois-je me faire tester après un contact “à risque”?

En principe, les personnes contact reçoivent un appel, un SMS ou un mail les orientant vers le site de l’Assurance maladie qui détaille la marche à suivre. À noter : “les SMS peuvent prendre la forme d’un échange guidé, mais l’Assurance maladie ne vous demandera pas de partager des informations personnelles telles que : numéro de sécurité sociale, numéro de carte bancaire, mot de passe… Face à la recrudescence des fraudes, restez vigilants”, précise le ministère de la Santé.

Si vous vivez avec la personne testée positive à la Covid-19

  • Réalisez immédiatement un premier test de dépistage (RT-PCR ou antigénique). En cas de test négatif, vous devez rester en isolement 7 jours après la guérison de la personne positive à la Covid-19.
  • Puis vous devez réaliser un 2e test de dépistage 17 jours à partir du début des symptômes de la personne positive (ou de la date du test, en cas de malade sans symptôme).
  • Si ce 2e test est négatif et en l’absence de symptôme, l’isolement peut prendre fin (en cas de symptôme, il est conseillé de consulter votre médecin traitant).

Si vous ne vivez pas avec la personne testée positive à la Covid-19

  • Un premier test de dépistage (RT-PCR ou antigénique) est à réaliser immédiatement. En cas de test négatif, vous devez respecter un isolement de 7 jours.
  • Après ces 7 jours et sans symptôme, vous réalisez un nouveau test de dépistage (RT-PCR, TAG) : si ce test est négatif, l’isolement peut prendre fin.

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Que faire si je suis cas-contact et vacciné ?

Les personnes-contact vaccinées sont considérées comme des cas contacts à “modéré”. Elles sont dispensées d’isolement, mais doivent respecter d’autres mesures destinées à briser les chaînes de transmission du coronavirus : 

  • Réaliser un test antigénique ou PCR  immédiatement
  • Informer les personnes avec qui elles ont-elles-mêmes été en contact à partir de 48h après leur dernière exposition à risque avec le cas confirmé et leur recommander de limiter leurs contacts sociaux et familiaux (contact-warning) ;
  • Si le test premier test est positif, restez en isolement au moins 10 jours à partir de la date du test. Pas besoin de faire un test de contrôle pour sortir de l’isolement.
  • Si le premier test est négatif, respectez les gestes barrières pendant 1 semaine après le dernier contact avec le malade et notamment :
    – limiter les interactions sociales, en particulier dans les établissements recevant du public où le port du masque n’est pas possible ;
    – éviter tout contact avec des personnes à risque de forme grave même si elles sont vaccinées ;
    – porter un masque de catégorie 1 dans l’espace public ;
    – si vous vivez avec le malade : porter un masque au domicile.
  • Assurer une auto-surveillance de leur température et surveiller l’apparition de symptômes ; 
  • Si le premier test est négatif, réaliser un second test de dépistage 7 jours après la fin de la période d’isolement du cas, soit pour les personnes-contacts vivant sous le même toit que le cas index, 17 jours après la date de début des signes du cas (ou la date de prélèvement diagnostique pour les cas asymptomatiques).

Que faire si je suis cas-contact et ne suis pas (entièrement) vacciné ?

Les personnes-contact non vaccinées, ayant schéma de primovaccination incomplet ou une immunodépression grave sont considérées comme des cas contacts à risque “élevé”. Ces personnes-contacts à risque élevé doivent réaliser immédiatement un test de dépistage, RT-PCR ou antigénique (pour les enfants de moins de 6 ans, un prélèvement salivaire peut être réalisé si le prélèvement nasopharyngé est difficile ou impossible). 

  • en cas de test de dépistage positif, vous devenez un cas confirmé de Covid-19 : en savoir plus sur la conduite à tenir sur la page : « Que se passe-t-il en cas de test positif à la Covid-19 ? » ;
  • en cas de test de dépistage négatif, vous devez respecter un isolement chez vous :
    – soit de 7 jours, à partir de la date du dernier contact à risque avec la personne positive à la Covid-19, si vous pouvez vous isoler strictement d’elle ;
    – soit de 7 jours après la fin des symptômes de la personne malade, si vous ne pouvez pas vous isoler d’elle, soit 17 jours après la date de début des signes (ou de la date de prélèvement diagnostique pour les malades sans symptôme).

Vous devez informer de votre situation les personnes avec qui vous avez été en contact à partir de 48h après votre dernière exposition avec la personne positive à la Covid-19 et leur recommander de limiter leurs contacts sociaux et familiaux (contact-warning). Vos contacts peuvent réaliser une auto-surveillance de leur température et de l’éventuelle apparition de symptômes, avec un test diagnostique immédiat en cas de symptômes, quel que soit l’âge.

Un second test est réalisé en fin d’isolement (7 jours après le début de l’isolement ou 17 jours en cas d’impossibilité de s’isoler du malade). Si ce test est négatif, l’isolement peut être levé. Si ce test n’est pas réalisé, l’isolement est prolongé de 7 jours supplémentaires (sauf pour les enfants de moins de 6 ans).

Rappel : si votre test est positif, les autres membres de votre foyer sont considérés comme cas contact, et doivent :

  • se maintenir en isolement eux aussi (les enfants ne doivent pas aller à l’école) ;
  • faire un test antigénique immédiatement (voir la carte des lieux de test).

Rappel : combien de temps faut-il s’isoler quand on est cas contact ?

  • Les cas contacts vaccinés et sans immunodépression sévère ne doivent plus s’isoler (mais doivent rester vigilants).
  • Les cas contacts non vaccinés, ou avec un schéma vaccinal incomplet, doivent s’isoler 7 jours à partir du dernier contact avec la personne positive. La quarantaine des personnes-contacts vivant sous le même toit qu’elle ne prend fin que 17 jours après la date de début des signes du cas (ou la date du prélèvement diagnostique pour les cas asymptomatiques).
  • Si le test est positif et que la personne est symptomatique, elle doit s’isoler pendant 10 jours à partir de la date de début des symptômes. En cas de fièvre persistante au bout de 10 jours, l’isolement est maintenu jusqu’à 48h après la disparition de la fièvre.
  • Si le test est positif et que la personne est asymptomatique, elle soit s’isoler pendant 10 jours à partir de la date de prélèvement du test positif. Si la personne développe des symptômes dans un second temps, l’isolement est prolongé d’une durée de 10 jours à partir de la date de début des symptômes. En cas de fièvre persistante au bout de 10 jours, l’isolement est maintenu jusqu’à 48h après la disparition de la fièvre.

Que faire si je suis cas contact et que je ne peux pas télétravailler ?

“Pour respecter les recommandations sanitaires, la possibilité de travailler à distance doit être envisagée. Elle dépend de votre situation professionnelle”, précise l’Assurance maladie sur son site.

  • Si je suis travailleur indépendant, je contacte l’Assurance maladie. 
  • Si je suis salarié, je me rapproche de mon employeur. S’il estime que vous je ne peux pas télétravailler, alors je peux demander un arrêt de travail. Un formulaire spécifique est disponible sur le site de l’Assurance maladie. Il permet au salarié de bénéficier d’un arrêt de 7 jours à partir du moment où l’Assurance maladie l’a contacté pour l’inviter à s’isoler et à réaliser un test. Si les résultats du test ne sont pas connus à la fin de l’arrêt initial, je peux demander une prolongation de l’arrêt dans la limite de 7 jours supplémentaires.

https://newspowers.planethoster.world/2021/08/09/covid-19-qui-sont-les-personnes-a-risque-de-formes-graves/